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Analyses et chiffres clés de l’Observatoire – Changement Climatique

Observatoire des droits de l'enfant UNICEF

Analyse et chiffres clés sur le changement climatique

Indicateur 1 : Écart d’exposition aux particules fines de moins de 2,5 micromètres des enfants nés en 2016 selon le niveau de vie, par rapport au niveau de vie médian

En janvier 2024, les analyses de la DREES sont venues confirmer les dires du rapport De l’injustice sociale dans l’air, publié en 2021 par l’UNICEF France et le Réseau Action climat. Cette analyse confirme que les enfants les plus exposés à la pollution de l’air sont généralement les plus pauvres et les plus riches. En effet, les plus aisés résident plus souvent dans les grandes aires urbaines, où se concentre la pollution atmosphérique, et les moins aisés dans les communes les plus polluées, au sein de ces aires.

Outre l’exposition, la vulnérabilité est importante à prendre en compte pour mesurer les impacts de la pollution de l’air. En l’occurrence, les enfants les plus pauvres sont toujours plus fragiles face à la pollution de l’air. La capacité à s’extraire temporairement ou durablement d’un environnement pollué est plus faible dans les ménages pauvres que dans des ménages plus aisés (déménagement, vacances au vert). Leur accès à des espaces verts ou naturels sont généralement moindres. Enfin, leur état de santé est souvent plus dégradé : accès plus difficile à des repas de qualité, sommeil de moindre qualité, moindre accès aux soins de santé ….

Indicateur 2 : Relation entre l’exposition aux particules fines à la naissance et leucémie chez l’enfant : chaque augmentation de 2 µg/m³ de particules fines (PM₂,₅) dans l’air autour du lieu de naissance est associée à une augmentation de 14 % du risque de leucémie aiguë lymphoblastique chez l’enfant

Donnée : 14 %
Source : https://presse.inserm.fr/leucemies-aigues-chez-lenfant-lexposition-a-certains-polluants-de-lair-au-moment-de-la-naissance-pourrait-etre-un-facteur-de-risque/71403/
Année : 2025

Les travaux menés par l’INSERM montrent des associations significatives entre l’exposition à certains polluants de l’air et la survenue des deux principaux types de leucémies pédiatriques.

Les deux types principaux de leucémie chez l’enfant sont la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), qui représente 80 % des cas, et la leucémie aiguë myéloïde (LAM), qui représente 15 % des cas. Alors que plusieurs facteurs de risque chez l’enfant sont aujourd’hui bien connus, le rôle de l’exposition périnatale à certains facteurs environnementaux, comme l’exposition aux polluants de l’air par exemple, est encore débattu. Pourtant, le potentiel carcinogène pour l’humain de certains composants, issus notamment du trafic routier, est aujourd’hui reconnu.

Après avoir montré dans de précédents travaux que la proximité du lieu de résidence avec un grand axe routier au moment du diagnostic, était associée, en France, à un risque accru de développer une LAM dans l’enfance, les chercheuses et chercheurs ont observé une association entre l’exposition aux PM2,5 et le risque de développer une LAL. Les enfants les plus exposés présenteraient un risque plus élevé de l’ordre de 70 % par rapport aux enfants les moins exposés et chaque augmentation de 2 μg/m3 de la concentration en PM2,5 dans l’air serait associée à un accroissement du risque moyen de 14 %.

Indicateur 3 : Estimations du nombre d’enfants (0–19 ans) ayant des niveaux de plomb dans le sang (BLL) supérieurs à 5 µg/dL et à 10 µg/dL, par pays

Donnée : 2.2% des enfants en France
Source : http://figure 11 p26 https://www.unicef.lu/site-root/wp-content/uploads/2022/05/RC17-UNICEF-LAY-14-FULL-LAYOUT.pdf
Année : 2025

Le plomb est une puissante neurotoxine qui cause des dommages irréparables au cerveau des enfants. Il est particulièrement destructeur pour les bébés et les enfants de moins de cinq ans car il endommage leur cerveau avant qu’ils n’aient eu la possibilité de se développer pleinement, leur causant des troubles neurologiques, cognitifs et physiques tout au long de leur vie.

L’exposition au plomb pendant l’enfance a également été liée à des problèmes de santé mentale et de comportement, ainsi qu’à une augmentation de la criminalité et de la violence. Les enfants plus âgés

souffrent de graves conséquences, notamment d’un risque accru de lésions rénales et de maladies cardiovasculaires plus tard dans la vie, indique le rapport.

Depuis les années 90, une diminution importante de la plombémie moyenne des enfants testés, ainsi qu’une baisse de l’imprégnation de fond de la population générale sont observées.

En 1995, plus d’un quart des enfants de 1 à 6 ans avait une plombémie supérieure à 50μg/L et 2,1% une plombémie supérieure à 100μg/L. Aujourd’hui, la proportion des enfants présentant un taux de plomb dans le sang supérieur à 50μg/L est tombée à environ 2%, celle des enfants avec une plombémie supérieure à 25μg/L à 10%, avec des disparités entre les régions et certains quartiers urbains.

Ainsi en Guyane, le taux d’incidence du saturnisme est cinquante fois plus élevé que dans l’hexagone. Cela correspond à un enfant de Guyane sur 5, de 1 à 6 ans, selon l’étude Guyaplomb. Loin des canalisations ou peintures au plomb, les populations guyanaises sont pourtant fortement exposées à ce métal lourd, mais aussi au mercure, dont l’imprégnation a augmenté de 25% depuis 2005 dans les territoires isolés.

Indicateur 4 : Pourcentage d’enfants de moins de 18 ans vivant dans des zones à haut risque de pollution par les pesticides (2019 – 5,8 %)

Donnée : 5.8%
Source : figure 12 p27 https://www.unicef.lu/site-root/wp-content/uploads/2022/05/RC17-UNICEF-LAY-14-FULL-LAYOUT.pdf
Année : 2019

Sur les 55 millions d’hectares que compte le territoire français métropolitain, un peu plus de 28 millions d’hectares sont aujourd’hui occupés par des activités agricoles. Ces dernières peuvent donner lieu à l’utilisation de substances potentiellement toxiques, et dont l’utilisation peut avoir des effets sur la santé des personnes.

Les enfants courent un risque plus élevé que les adultes de souffrir de graves problèmes de santé liés à l’exposition aux pesticides. Leur organisme est plus fragile, et les risques d’exposition in utero sont également importants et peuvent conditionner l’état de santé de l’enfant à naître. La pollution aux pesticides a été associée à des dommages causés aux systèmes nerveux, cardiovasculaire, génito-urinaire, digestif, reproducteur, endocrinien, sanguin et immunitaire des enfants. Elle a également été associée à des cancers, notamment la leucémie chez l’enfant. Elle peut également causer des lésions cutanées et oculaires, ainsi que des retards de développement. Une exposition précoce aux pesticides pourrait également être associée à des troubles de l’attention et à des troubles du spectre autistique, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires sur ce sujet.

Indicateur 5 : Espaces verts urbains par habitant (2018) – 3,7 m² (France : 32ᵉ place sur une liste de 39 pays)

Donnée : 3,7
Source : figure 18 p37 https://www.unicef.lu/site-root/wp-content/uploads/2022/05/RC17-UNICEF-LAY-14-FULL-LAYOUT.pdf
Année : 2018

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les espaces verts parmi les déterminants sociaux de la santé. Les quartiers adaptés aux enfants leur offrent la possibilité de jouer et de faire de l’exercice en plein air.

L’activité physique dans la nature améliore le bien-être émotionnel, la sédentarité dans l’enfance est en revanche associée à un risque plus élevé de développer des problèmes de santé physique et mentale. Une meilleure humeur, une meilleure estime de soi, une résilience accrue face aux facteurs de stress quotidiens et une prévalence moindre de la dépression et de l’anxiété sont quelques-uns des effets avérés des espaces verts sur la santé mentale. Des preuves expérimentales montrent que la proximité d’espaces verts et les promenades dans la nature peuvent réduire les symptômes du trouble déficitaire de l’attention et augmenter la concentration chez les enfants touchés.

Indicateur 6 : Nombre d’élèves touchés par des perturbations scolaires liées au climat, par pays et par risque climatique majeur

Donnée : 217 346
Source : https://www.unicef.org/media/170626/file/Global-snapshot-climate-related-school-disruptions-2024.pdf
Année : 2024

Non exhaustive, cette donnée permet toutefois de mettre en lumière l’impact du changement climatique sur le présent et l’avenir des enfants en France. Le changement climatique augmentera le nombre et l’intensité des évènements météorologiques extrêmes. Or, les établissements scolaires sont rarement adaptés à ces risques, qu’il s’agisse de chaleur, d’inondations, de vents violents, de risques d’incendie ; d’érosions côtières. Des adaptations sont donc à envisager urgemment afin d’éviter que l’éducation et la protection des enfants soient affectées.

Indicateur 7 : Le nombre d’enfants déplacés à cause d’évènements dû au changement climatique

Donnée : 4000
Source : https://api.internal-displacement.org/sites/default/files/publications/documents/idmc-grid-2025-global-report-on-internal-displacement.pdf?_gl=1*1iuh68t*_ga*MTg1MjA3NjYyMy4xNzY0MTY1NTc0*_ga_PKVS5L6N8V*czE3NjQxNjU1NzQkbzEkZzEkdDE3NjQxNjYyMzgkajYwJGwwJGgw
Année : 2025

Les déplacements internes liés au changement climatique sont encore peu fréquents et peu visibles en France. Pourtant, l’intensité ou la récurrence d’évènements météorologiques dans certains territoires pourraient conduire prochainement à des déplacements de population. Aujourd’hui, en France, 20 % du trait de côte est en recul. D’ici 2050, 5 200 logements et 1 400 locaux d’activité pourraient être affectés par le recul du trait de côte, pour un coût total de 1,2 milliard d’euros. Face à ces prévisions, il est urgent d’accompagner ces évolutions pour que les enfants ne soient pas les premières victimes de déplacements internes mal anticipés et qui affecteraient leurs droits : continuité scolaire, santé mentale, unité familiale, destruction de leur habitation…